La laine

De la toison à la pelote, tout à la main

Nos alpagas nous offrent chaque année une toison d’une douceur incomparable. De la tonte jusqu’à la pelote, nous transformons cette laine entièrement à la main, ici au Luxembourg, sans le moindre produit chimique. Chaque étape est faite avec patience, avec soin, et avec un profond respect pour l’animal comme pour la matière.

La tonte, une fois par an

Au printemps, lorsque les beaux jours reviennent, nos alpagas sont tondus. C’est un moment de stress car il faut les enfermer. Mais d’un autre côté, la tonte les soulage de leur épaisse toison avant l’été. Chaque animal a sa couleur, sa texture, sa fibre et son caractère pendant la tonte.

Le tri de la toison

Lors de la tonte, on trie grossièrement les parties de la toison. Le dos et les flancs donnent la plus belle laine. La fibre est la plus longue et les salissures sont moindres que sur les autres parties.

Le cou et le haut des pattes donnent la laine B. Les fibres sont plus courtes mais on peut encore bien la travailler en feutrage.

Par contre la laine des pattes, de la tête et de la queue sont très difficile à travailler. En général, on la donne pour la mettre un peu partout dans les arbres pour les oiseaux ou pour pailler les plantes au jardin.

Un lavage sans eau

Nous ne lavons pas la laine à l’eau mais nous la nettoyons à la main en seccouant les fibres.

Nous préservons ainsi ses fibres naturelles et leur douceur d’origine. Remise en bac, cette laine passe à la cardeuse pour poursuivre son voyage.

Le cardage

Vient ensuite le cardage : on démêle et on aligne les fibres pour les rendre régulières et aériennes. La toison, jusque-là un peu sauvage, devient un voile souple et léger, prêt à être filé.

La filature, au Luxembourg

C’est à la WollMillen, notre amie et petite filature artisanale luxembourgeoise, que la laine devient enfin fil. « Mir spannen är Woll » — nous filons votre laine. Sur le rouet, les fibres s’étirent et se torsadent pour donner un fil solide et vivant, filé au Luxembourg, avec le geste patient d’autrefois.

Bobines et écheveaux de laine filée à la WollMillen

La mise en pelote

Le fil est enfin dévidé, mis en écheveaux puis en pelotes. Chaque pelote est unique : sa couleur vient directement de la robe de nos alpagas, sans aucune teinture. Du beige au brun, du blanc au gris, ce sont les animaux eux-mêmes qui donnent leurs nuances à la laine.

Ce que nous en faisons

Avec cette laine 100 % naturelle, nous réalisons des créations artisanales : coussins, doudous, accessoires… Chaque pièce est faite à la main, avec amour. Leur vente finance la plantation d’arbres pour les abeilles et l’entretien de nos parcelles — et ainsi la boucle est bouclée.

De la tonte à la pelote, tout est fait ici, à la main, sans produit chimique. C’est notre façon de respecter le vivant, de valoriser une matière précieuse, et de partager avec vous un peu de la douceur de nos alpagas.